le 09 décembre 2009
Ils sont soupçonnés d'avoir participé à l'attaque à l'explosif de centres de dépôt de fonds en 2007 et 2008, pour un butin de plus de trois millions d'euros.
Au fil d'une enquête qui a mobilisé jusqu'à une soixantaine d'enquêteurs de la PJ lilloise et de l'Office central de lutte contre le crime organisé (OCLCO), 35 personnes ont été interpellées à Lille, Tourcoing, en région parisienne et en Seine-Maritime, la plupart au cours des dernières semaines. Quatorze d'entre elles ont été mises en examen et écrouées pour association de malfaiteurs, vol à main armée avec explosif et autres chefs liés au financement des opérations ou au vol des véhicules utilisés.
Le premier braquage remonte au 25 juillet 2007. Des malfaiteurs armés de pistolets-mitrailleurs et de fusils d'assaut investissent le centre-fort DPS2 d'Aniche à l'explosif mais sont dérangés et n'emportent que 100.000 euros. Le 22 mai 2008, le centre-fort de Lesquin, au sud de Lille, fait l'objet d'une tentative de braquage à l'explosif. Mais les malfaiteurs ne parviennent à faire sauter qu'une des deux portes blindées et renoncent, alors que 30 millions d'euros en espèces sont dans les coffres. Le 25 juin, ils essuient un nouvel échec au centre d'Aniche, en raison d'une erreur de repérage. Enfin, le 21 août, le centre d'Aniche est attaqué par six hommes qui font exploser une grille d'accès à la salle de comptage. Ils repartent avec plus de 3 millions d'euros en tirant sur des policiers sans faire de victimes pour couvrir leur fuite.
De nombreuses armes, dont "sept fusils d'assaut et des pistolets-mitrailleurs", un kilo d'explosif (tolite), des détonateurs, et même un brouilleur de GPS pour empêcher le fonctionnement d'éventuelles balises sur leurs véhicules ont été saisis. Enfin, les services financiers de la PJ lilloise et le fisc se penchent sur "des investissements de plusieurs centaines de milliers d'euros" réalisés par certains des malfrats avec leur butin.


